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" Le lac Tanganyika vomit " :
au Burundi, l’eau monte et déplace les populations

Au nord-ouest du pays, certains quartiers de la petite ville de Gatumba ont été envahis par les eaux.
La capitale Bujumbura n’est pas épargnée.

 

 
 

Des maisons abandonnées en raison de la montée du niveau d’eau
du lac  Tanganyika à Gatumba, au Burundi, le 15 mars 2022. 

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Amissa Irakoze a toujours connu les caprices du lac Tanganyika : les crues régulières qui effleuraient parfois sa maison de Gatumba, au nord-ouest du Burundi, et les reflux qui éloignaient le danger.
Elle n’avait jamais cru que les eaux puissent menacer ses dix enfants.
Un jour d’avril 2020, en rentrant de son travail quotidien dans les champs, elle a pourtant découvert sa maison submergée par le lac, dont le niveau monte sur fond de dérèglement climatique. J’ai crié : "Mes enfants, mes enfants, mes enfants " , se souvient cette mère célibataire en mimant un geste de désespoir. " Les enfants étaient emportés par les eaux, mais des gens qui savent nager les ont repêchés (…) et ils me les ont ramenés ", poursuit-elle. Tous furent sauvés.

 
     

 

 

L’ONG "Save the Children", qui lutte pour la protection des enfants,
souligne que ces derniers ont été particulièrement touchés.

 
 

 
 

Une rue inondée à Buterere, au Burundi, en mars 2017. 

 
 

Les inondations et autres catastrophes naturelles ont forcé au moins 100 000 personnes à fuir leur maison ces dernières années au Burundi, affirme l’ONG Save the Children dans un rapport publié lundi 20 septembre 2021.
Ce pays connaît depuis 2015 une profonde crise politique qui a fait 1 200 morts et poussé à l’exil quelque 400 000 Burundais. Mais aujourd’hui, « plus de 84 % de tous les déplacés internes au Burundi […] l’ont été en raison de catastrophes naturelles plutôt qu’en raison de conflits, principalement à cause de la montée [des eaux] du lac Tanganyika, le deuxième plus grand d’Afrique », affirme l’ONG britannique. En avril, le lac est ainsi monté d’environ quatre mètres par rapport à son niveau normal, détruisant des centaines de maisons, note Save the Children.

L’ONG, qui lutte pour la protection des enfants, souligne que ces derniers ont été particulièrement touchés. « Il est estimé que 7 200 déplacés – soit 7 % du total – sont des bébés de moins d’un an », ajoute le texte. Les enfants plus âgés ne peuvent plus aller à l’école et beaucoup ne reçoivent qu’un repas par jour, ajoute Save the Children.
J’ai peur que les enfants meurent de faim "

« Le monde semble avoir oublié le Burundi, qui paye déjà le prix fort du changement climatique global, et les enfants sont les plus touchés », a déclaré Maggie Korde, directrice de l’ONG pour le Rwanda et le Burundi : « Nous voyons des familles qui avaient auparavant des maisons solides, tous les enfants à l’école et deux parents qui travaillaient, réduites à vivre dans des tentes, sans emploi, sans nourriture, où les enfants sont obligés de travailler pour un dollar par jour pour soutenir leur famille. »

L’ONG cite notamment le cas d’Arielle, 17 ans, dont la maison a été une nuit engloutie par une brusque montée du lac et qui transporte et empile des briques pour environ un euro par jour. « Je mange la plupart des jours, mais certains jours je rate tous les repas », témoigne la jeune fille. « La situation concernant les inondations est devenue pire qu’avant », affirme de son côté Marie, agricultrice et mère de trois enfants : « J’ai peur que les enfants meurent de faim. »

 
     
 

©  Le Monde - 20/04/2022

 
 
 
 
 
 

Burundi / intempéries :
au moins 5.678 personnes affectées en un mois

 
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Les inondations survenues en mars 2022 au Burundi ont affecté au moins 5.678 personnes et poussé 276 ménages à se déplacer, a appris Anadolu d’un rapport publié vendredi par le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires, OCHA.

"Suite aux vents violents, pluies torrentielles, grêle, glissements de terrains et inondations, la Croix Rouge du Burundi et l’Organisation internationale pour les migrations, OIM, ont enregistré 5.678 personnes affectées (1.200 ménages) dont 1.374 déplacées (276 ménages)", a rapporté l'OCHA.

 

Le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires, a précisé, en outre, que les provinces burundaises ayant enregistré plus de 300 personnes déplacées sont celles de " Cibitoke, Rumonge et Bubanza " vers l’ouest et le sud-ouest.

Les autorités des provinces de Rumonge et Cibitoke par le canal de la Plateforme Nationale de Gestion des Risques et de Gestion des Catastrophes ont appelé les acteurs humanitaires à "assister les populations affectées et déplacées de ces provinces ".

Les prochains jours seront aussi pluvieux, a prévenu OCHA en déclarant que " la période de février à mai 2022 est marquée par de fortes pluies dans presque toutes les régions du pays ".

Les pluies enregistrées dans les pays limitrophes (RDC et Rwanda) surtout dans leur partie ouest, " contribuent à l’augmentation des eaux dans la rivière Rusizi et Lac Tanganyika créant des inondations ".

Ces dernières années, plusieurs régions du Burundi ont été secouées par des pluies diluviennes, vents violents et inondations ayant entraîné la montée des eaux du Lac Tanganyika et le débordement de ses affluents à savoir les rivières Rusizi et Kajeke.

Au Burundi, la saison des pluies s'étale du mois d'octobre à juin.

 
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Source : Agence Anadolu

 

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