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Interdiction d'importation d'espèces sauvages en Europe ?

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Bibi, Robert Allgayer et Flep lors du congrès annuel de l'AFC à Vichy de 2014


Ceci date de la fin de l’an 2015…


La Fédération a, depuis plusieurs années, averti les aquariophiles que cette éventualité se présentera un jour au sein de la CEE.
Deux articles paraissent ce mois de novembre dans la revue allemande DATZ (Die Aquarienzeitschrift). L'un, très édifiant, du Dr. W. Staeck (Mastère de la Fédération) et l'autre de M. Hasselman.

Ces deux auteurs nous placent devant la réalité des faits et surtout mettent l'accent sur les projets allemands en matière de protection animale notamment suite aux accords du 30/09/2011 entre le SPD, les Verts, Büntnis 90-les verts et la gauche qui demandent instamment que l'importation et le commerce des animaux sauvages soient interdits. Le contrat de coalition du 27 novembre 2013 interdit fondamentalement, à moyen terme, l'importation des animaux sauvages dans la CEE.

Dans de nombreux pays, l'aquariophile est devenu un hobby populaire qui engendre, en « vivant », un chiffre d'affaire 240 millions d'euros. Depuis 1985, la croissance annuelle du commerce animalier aquariophile est de 14%. Un tiers des pays du tiers monde est impliqué. L'industrie aquariophile mondiale réalise un chiffre d'affaire de 15 milliards de dollars US (source FAO-Rome).
L'élevage des poissons d'aquarium est souvent, dans certains pays du tiers-monde, la seule occupation et, pour les populations les plus pauvres, la seule source de subsistance.
Dans ces pays, cette exploitation est souvent la seule possibilité de ressource supportable pour la nature et induit une croissance économique non négligeable.

Les opposants et critiques à l'importation d'animaux sauvages invoquent les risques de zoonose, la menace sur les espèces, l'invasion faunistique, une forte mortalité pendant le transport ainsi que l'absence de connaissance des particuliers au niveau de la maintenance et du bien-être animal.
Toute cette argumentation est sans fondement. Il s'agit de suppositions, de supputations, de fausses informations etc. transmises aux médias.
La discussion avec les protecteurs (ou activistes, ou talibans verts) de la nature (et des animaux) est pratiquement impossible. Les arguments sont souvent surréalistes, imprégnés de sentiments émotionnels et contiennent d'énormes erreurs biologiques fondamentales.
Ils refusent de reconnaître l'évolution des connaissances, les modifications et les progrès de la maintenance des animaux sauvages que l'on a pu constater ces dernières décennies.

Se seraient-ils laissés influencer par certains films d'horreur mettant en scène des piranhas et autres poissons réputés dangereux ? Pourtant, Il n'y a pas de poissons réellement dangereux parmi les poissons d'eau douce sauf, peut-être, Electrophorus electricus qui pourrait éventuellement tuer un aquariophile cardiaque. Mais curieusement l'espèce ne figure pas sur l'annexe des espèces classées dangereuses (arrêté de 1997) en France !

Comme la plupart des espèces sont d'origine tropicale ou subtropicale il y a peu de risques de les voir s'implanter dans nos latitudes européennes. Nos espèces invasives sont toutes originaires des zones froides ou tempérées.
Autres argument fallacieux des protecteurs :
• les chiffres énormes des pertes lors du transport : ils sont complètement extravagants. Une entreprise, qui doit avant tout être rentable, ne peut se permettre de subir de grosses pertes. Il est scientifiquement prouvé qu'elles se situent entre 1 et 2,5% (Wohr & al. 2005 ; Homuth, 2010).
• l'énorme quantité de poissons importés en France : mais savent-ils que beaucoup de ces poissons ne font que transiter avant d'être dirigés vers d'autres pays ?

À ce jour, aucune espèce n'est mise en danger par l'aquariophilie. La menace est essentiellement due aux modifications massives de l'environnement. Même dans les écosystèmes où la pêche pour l'aquariophilie s'effectue depuis des dizaines d'années, comme au Malawi ou sur le bassin du Rio Négro, jamais la biodiversité n'a été mise en danger par la pêche aquariophile. Les ichtyologues locaux n'interdisent pas la pêche et l'exportation des poissons, mais fixent des quotas pour les espèces en danger (Kalita & Deka, 2013).

De nombreuses espèces sont pêchées pendant la saison sèche, saison propice pour les autochtones. Les poissons prélevés sont souvent ceux qui vont mourir naturellement, par milliards, lors des basses-eaux saisonnières. En prélever, même quelques millions pour l'aquariophile ne changera en aucune façon l'environnement naturel. C'est la Nature qui se charge de cette régulation.
Mais les protecteurs, qui souvent n'ont jamais quitté le macadam de leurs villes, savent-il ce qu'est une iguarapé ou une varséa ? Savent-ils que lors de l'alternance des saisons le niveau de l'eau peut fluctuer de 12 à 20 mètres ?

Leurs arguments sont souvent de pures spéculations, sans aucune preuve scientifique.
Les aquariophiles investissent beaucoup de temps et de moyen financiers afin de maintenir les espèces selon les exigences liées à l'espèce. Ils ont donc intérêt à ce que leurs animaux vivent le plus longtemps possible.
De nombreux aquariophiles « spécialisés » reproduisent de nombreuses espèces en respectant les phénotypes sauvages et les diffusent lors des bourses. L'importation d'espèces sauvage est, de ce fait, limitée.

Mais, les aquariophiles qui ne veulent pas de spécimens sélectionnés seront pénalisés par l'arrêt des importations car le commerce de grande surface (genre Botajarditrufiland) n'est pas du tout intéressé par le sauvage. Pour eux, seul le 20/80% (20% des espèces représentent 80% des ventes) les intéressent. Ils se fichent totalement de l'interdiction d'importation du sauvage. Un fax vers les pays de l'Est avant 17h et les caisses en polystyrène sont là dès le lendemain, de préférence le vendredi pour pouvoir encore vendre les « moribonds » le samedi.

L'importation de poissons sauvages est indispensable pour l'aquariophile. Son interdiction sera le déclin de l'aquariophilie authentique, du commerce traditionnel et de l'industrie aquariophile.
Le prélèvement d'une petite quantité du pool génétique en milieu naturel permet de « régénérer » celui de la population captive, faute de quoi nous nous retrouverons, très rapidement et uniquement, avec des xyphos, Guppy, aulonocaras, et autres ramirezi flashy ou tropheus rouge fluo ... dans les bacs des magasins. Le patrimoine génétique se modifie très vite.

Voici donc brièvement exposées les menaces sur l'aquariophile.
Depuis longtemps, la Fédération lance des avertissements. Nous avons même mis en ligne une pétition dont le résultat s'est avéré assez médiocre.
Nous continuerons, avec EATA, toutes les associations et aquariophiles qui ont pris conscience des dangers qui menacent notre passion, à défendre les aquariophiles et l'aquariophilie contre la pression des lobbies européens à Bruxelles.

R. Allgayer
1er Vice-président - Conseiller scientifique FFA


Références :
   * FAO-Rome : http://www.fao.org/fishery/statistics/fr
   * Homuth, M. 2010 Mortalitätsraten im internationalen Zierfishhandel unter Berücksichtigung ausgewälter Wasserparameter Humbolt Univesitât Berlin.
   * Kalita, T. & K. Deka 2013 Ornamental fish conservation in the flood plain wetlands of lower Bramaputra Basin. Pelagia Res. Lib., Adv. Appl. Sience res. 4 (5) : 99-106.
   * Kamwanja, L.G. & E. K. W. Kaunda 2012 Stability of Mbuna species population in Lake Malawi. J. Envir. Sci. Engin, B 1 : 543-555.

Sources :  
http://www.fedeaqua.org/la-ffa-reagit/724-interdiction-d-importation-d-especes-sauvages-en-europe


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